|
25/08/2008 C’est dans les tons les plus forts que Sayed Hassan Nasrallah, le Secrétaire Générale de la résistance, s’est exprimé dimanche lors d’une cérémonie avec les scouts de la Résistance dans la banlieue sud de Beyrouth… « Vos unités militaires seront détruites dans nos montagnes, nos vallées, nos villages et nos maisons, et votre Etat usurpateur de notre terre sainte sera détruit avec », a-t-il lancé dans un discours télévisé, en s’adressant au ministre israélien de la Défense, Ehud Barak. Selon Sayed Nasrallah, après le conflit de 2006, « les dirigeants sionistes penseront des dizaines de milliers de fois avant de perpétrer une nouvelle agression contre le Liban ».
S’adressant à Shaoul Mofaz (Ministre des Transports et vice-Premier ministre), Ehud Barak (actuellement premier ministre) et Gabi Ashkenazi (Chef d’Etat Major), Sayed Nasrallah leur a promis que toute nouvelle guerre qu’Israël imposera au Liban "verra une victoire décisive, rapide, claire comme de l’eau et sans équivoque. L'armée de notre ennemi assistera à une méthode de combat sans précédent par des combattants de la résistance courageux, dures et dévoués sur le champ de bataille, quelque chose qu'ils n'avaient jamais vu depuis la création de leur entité usurpatrice ".
Au sujet de ces menaces sionistes, son Eminence les a minimiser affirmant que cela répondait à des « nécessités internes » et qu’il ne s’agissait là que de discours de candidatures en vue des élections primaires du parti Kadima, le parti du démissionnaire Ehud Olmert sous les feux d’une comparution pour corruption en série…
«Je tiens à confirmer que les récentes menaces proférées par (le Premier ministre Ehud) Olmert et certains de ses ministres entrent aussi dans le même cadre d'intimidation et de guerre psychologique contre le Liban.
« Les Israéliens parlent de la déclaration de politique générale du cabinet libanais en déclarant que le gouvernement paiera le prix de son accord aux droits à la résistance et au Hezbollah… C'est ridicule, parce que la déclaration de politique de l'ancien gouvernement était un texte encore plus fort en soutien à la résistance que celui-ci. Aujourd'hui, les Israéliens ont besoin de parler cette langue d'intimidation et de chantage.
Ces menaces sont d’autant plus importantes pour eux puisque, bientôt arrivent les élections du parti Kadima et il va sans dire que (le ministre des Affaires étrangères Tzipi) Livni et Shaoul Mofaz sont à couteaux tirés pour diriger le parti Kadima. Et puis les israéliens verront peut-être des élections législatives anticipées, où les Parti Kadima et Likoud se livreront à la concurrence.
« En outre, il ya une crise de leadership dans l'entité sioniste et, par conséquent, tout le monde essaie de se présenter comme le leader, l'expert et le sauveur. Ils sont entrés dans la phase de surenchère, et les menaces contre le Liban ne font pas exception. Bien entendu, Olmert a ses propres circonstances, pour les médias israéliens, il n’y a plus rien à dire. S’adressant au premier ministre démissionnaire, ils lui lancent : « Lorsque vous étiez plus fort, que vous aviez l’appui d’un gouvernement national, et du monde entier, vos menace et vos promesses ne se sont vouées qu’à un échec. ».
Et Sayed Nassrallah de poursuivre : « Si le loser d’Olmert, qui fait ses bagages pour partir nous parle de cette façon, nous devons comprendre sa situation personnelle et ses circonstances psychologique. Toutefois, nous ne devons pas sous-estimer ou sous-évaluer ces menaces, mais celles-ci ne doivent pas nous affoler ni nous faire peur".
« Je peux vous dire, de la position de quelqu'un qui connait très bien situation de la résistance, de son développement et de ses capacités après la guerre de 2006, les Israéliens penseront des dizaines de milliers de fois avant qu'ils ne se décident à mener une guerre contre le Liban". « Regardez l’approche (du ministre de la Défense Ehud) Barak quand il parle de l'équilibre entre le Liban et Israël ou entre la résistance et Israël et quand il assaille et menace la Syrie et l'Iran au sujet des armes anti-aériennes en affirmant que s’ils fournissent aux Hezbollah se types d’armes, ils perturberont l'équilibre de forces et Israël ne le permettra pas. » Et de souligner que « Barak reconnait donc bien qu’il y a un équilibre et redoute d’en sortir ».
En réponse à ces bruits et ses menaces provenant du fin fond d’une entité en perte de vitesse, son Eminence a affirmer « Nous n'avons pas besoin de répondre à une menace par une autre menace. Nous croyons en l'action et non aux mots. Hier, nous avions fait des promesses et nous les avons remplies ; Aujourd’hui nous faisons de nouvelles promesses et nous allons les réaliser : Toutes attaques ou toute guerre contre le Liban auront des résultats et des répercussions très différents.
« La nouvelle menace israélienne ne viendra pas de son armée de l’air, c'est ce que Barak a dit affirmant qu’il privilégiera une opération terrestre pour envahir le Liban et qu’il ne s’agit là que d’une question de jours. A cet effet, il a parler de cinq divisions en cours d’édification. Il a dit que ces forces vont changer l'équation et qu'ils seront engagés dans une bataille aux portes des maisons…. Je dis à Barak, et ce sera ma nouvelle promesse, vos cinq divisions seront écrasées dans nos montagnes, nos vallées, nos maisons et nos villages et avec eux, votre entité usurpatrice seront détruits.» |